Panique au Cabinet de Johanna Rolland ou comment remettre un Gwenn ha Du en un seul courrier

Reportage publié le 26/06/20 12:21 dans La réunification par Didier Lefebvre pour ABP
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Le Gwenn ha Du, fièrement dressé en plein centre de Nantes,au pied de la Tour Bretagne

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24 heures après cet article, la mairie de Nantes vient de remettre ce Gwenn ha Du
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[article initial :]
« Merci beaucoup pour votre alerte, nous n'étions pas au courant de la disparition du drapeau Gwen Ha Du au niveau de la Tour Bretagne. Il ne s'agit donc évidemment pas d'une décision de l'enlever. Nous mettons tout en œuvre pour le remplacer dans les plus brefs délais
Le cabinet du Maire
».
Peut-on vraiment croire que notre Gwenn ha Du a été enlevé sans décision ?

Un courrier envoyé par les dirigeants de Bretagne Réunie partout à la mairie, et un coup de fil à l’adjoint du directeur de cabinet, ont fait bouger les choses en une demi-journée. La mairie de Nantes se montre réactive. Surprenant. Il y a sûrement un lien avec les élections municipales dans deux jours. Dès jeudi soir, la direction de Bretagne Réunie eut au téléphone le cabinet, et l’on sentait le correspondant un peu embarrassé.

La découverte

En début de semaine, il a été signalé à Bretagne Réunie que le Gwenn ha Du dressé fièrement au pied de la Tour Bretagne, en plein centre de Nantes, avait disparu. Il voisinait avec le drapeau tricolore, le drapeau européen et le faux drapeau nantais (où la croix noire a été remplacée par une croix blanche avec un liseré noir).
Depuis quand s’est-il « envolé » ?
Ce drapeau est ici depuis des années, lorsque le maire de l’époque avait refusé (déjà) de le mettre à la mairie, à l’image de celui du Conseil général, et en compensation l’avait érigé à un endroit visible.
Une des fiertés de la ville de Nantes a disparu.

Les promesses non tenues de Johanna Rolland

Johanna Rolland, en campagne en 2014, avait alors fait la promesse solennelle, par écrit, de l’arborer au fronton de la mairie de Nantes. Promesse sur laquelle elle s’est assise rapidement. Que ne ferait-on pas pour récupérer des « votes bretons » dans la capitale de Loire-Atlantique, à la veille de municipales ?
Pour les élections de ce dimanche 28 juin, Johanna Rolland, alliée de second tour avec Julie Larnoës, EELV qui rêvait de détrôner l’actuelle édile, en fait une nouvelle :
«  Après l'adoption du vœu demandant l'organisation d 'un référendum sur la réunification de la Bretagne, se doter d'une instance pérenne plurielle pour engager une véritable concertation avec l'État sur les modalités d'organisation de ce référendum, organiser un débat approfondi sur les enjeux et les conséquences d'un redécoupage afin de nourrir le débat citoyen, formuler des propositions pour renforcer les coopérations entre Nantes et les autres territoires bretons ».
Doit-on croire encore en sa parole ?

Deux militants bretons bien connus dans la liste Rolland

Notons toutefois que sur cette liste figurent deux noms connus du mouvement Breton, Aziliz Gouez, militante de Place Publique Voir le site lors des dernières européennes, et rédactrice des discours du président irlandais Michaël D. Higgins, ainsi que Pierre-Emmanuel Marais de l’UDB, conseiller dans la majorité sortante.
On remarque aussi dans cette liste, en quatrième position, la présence de Florian Le Teuff, figure de l’écologie nantaise et opposant virulent à Johanna Rolland. C’est lui qui avait fait capoter le projet de Yellow Park. Ce n’est pas le grand amour, et on ne comprend pas comment se passera la cohabitation, lui qui est promis à être adjoint à la maire, en charge de présider cette instance pérenne. Notons que Florian Le Teuff est devenu adhérent de Bretagne Réunie voici moins d’un an. ■


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