Loi contre les « séparatismes » : un amalgame préjudiciable pour les peuples de l’hexagone

Communiqué de presse publié le 10/10/20 11:29 dans par pour RPS"> RPS

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Six mois après le discours de Mulhouse, Emmanuel Macron a dévoilé, vendredi 2 octobre, les grands axes du futur projet de loi censé lutter contre les « séparatismes ». Il sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Puisque la laïcité, comme l’a rappelé le président de la République, « c'est la liberté de croire ou de ne pas croire, la possibilité d'exercer son culte à partir du moment où l'ordre public est assuré », nous en appelons à l’adoption de mesures fortes et significatives qui tout en respectant les musulmans doit permettre de protéger et promouvoir la laïcité, dans le respect du Concordat en vigueur en Alsace et en Moselle.

Cependant, bien que le président de la République ait construit principalement son discours contre l’islamisme, qu’il convient de combattre à l’instar de tous les projets totalitaires, il est à craindre que nos peuples soient un jour impactés par les mesures annoncées.

Le projet de loi qui devrait prendre le nom de « projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains », ainsi que l’a précisé le ministre de l’Intérieur, pourrait ne pas viser que les « séparatismes religieux ». Le point visant à assurer le respect des principes et valeurs républicains par les associations bénéficiant de subventions publiques et de moyens publics est pour nous le plus inquiétant.

La France ayant souvent utilisé la défense des principes républicains pour s’opposer à une organisation territoriale différenciée et plus autonome ainsi qu’à la reconnaissance des langues dites régionales, nous craignons, non seulement une attaque de plus contre nos langues, mais aussi contre toute manière de penser différemment l’organisation des pouvoirs au sein d’une République qu’il s’agit de sanctifier, au nom de l’idéologie républicaniste.

Pour la rédaction du projet de loi, Régions et Peuples Solidaires invite le gouvernement à tenir compte du droit international. La défense des principes de la République doit être pensée en concomitance avec le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. R&PS rappelle que l’autodétermination est un droit fondamental reconnu par la communauté internationale : principes républicains et démocratie doivent converger.

Avant que le texte soit rendu public, à l’instar des autres formations politiques représentatives, nous demandons à être reçus, par le ministre de l’Intérieur, afin que soient levés nos doutes et nos craintes.

Gustave Alirol, président de Régions et Peuples Solidaires

Ce communiqué est paru sur RPS


Vos commentaires :
jakez Lheritier de St Nazer
Mercredi 28 octobre 2020
Bon texte
Mais avez vous revu l'émission sur les décolonisations dans l'empire Français.Eloquent le non respect des droits à l'auto détermination,sauf une évolution à 10 à l'heure pour la Nouvelle Calédonie qui resterait quand même un état associé..?
Comment intégrer les droits des peuples en France mais surtout en Europe quand on voit les attitudes devant les résultats des référendums ex,en Catalogne en Ecosse etc...
La passivité ,l'abstention des électeurs est très inquiétante les effets du C....à V... nous transformant en reclus zombis chez nous n'est pas rassurant

La démocratie dans tout cela.....J'en doute.....


Pascal Lafargue
Mercredi 28 octobre 2020
Vous avez raison de souligner cela. On se souvient de la Loi Toubon dans les annees 90 censee etre un outil contre l'anglicisation de la langue francaise, mais qui au final fut genereusement degainee contre nos langues...

Léon-Paul Creton
Mercredi 28 octobre 2020
Lettre d’un Breton.

Premièrement, cet article illustre plutôt bien, les oublis voulus ou non des raisons successives qui nous mettent en face de cette « lutte » étatique, parisienne, contre …«LE séparatisme».
Ensuite, comme je les sais intelligents ces gens politiques de RPS, comme je les sais idéologisés, comme je les sais pragmatiques politiques et selon les circonstances carriéristes plus ou moins ambitieux, le fait de leur part ne pas tenir compte de certains phénomènes préexistants à la réaction jacobino-parisienne est tout à fait compréhensible et bien plus encore, prévisible. Le texte est révélateur de toutes les précautions dictées par l’idéologie maîtresse des esprits et sous-jacente.


Dans la chronologie des causes et des effets, ils s’en tiennent à un « effet » qu’est la décision gouvernementale, présidentielle de s’attaquer au(x) séparatisme(s). Celui-ci qui devient la seule cause de leur « réaction ». Je pense qu’il n’est pas honnête de leur part de ne pas descendre ou de remonter l’échelle jacobine des causes d’au moins un ou deux barreaux pour une analyse plus sérieuse. Davantage de barreaux ne serait pas inutile. Mais le fait de ne pas le faire nous indique aussi leurs limites qu’ils s’imposent, peut-être.

Il y a plusieurs années, bien des années que je constate l’évolution de l’immigration en France et en Europe, et j’ai d’ailleurs déjà abordé, effleuré depuis deux ou trois ans ici, deux ou trois fois cette réflexion en utilisant les termes de « légion étrangère du jacobinisme » au sujet de cette immigration. Mais pas que la récente, car je regarde et j’observe attentivement depuis des années et des années, très intéressé, l’investissement par les descendants des migrants du début du vingtième siècle, de nos syndicats, partis politique, administrations, associations, assemblées municipales, départementales, régionales, nationales, sénatoriales, tous les médias, et bien plus.

Je considère depuis pas mal de temps que tôt ou tard (cela se fait de plus en plus rapidement), l’état français, profond, déjà plutôt cosmopolite et donc « cosmopolitiste », voire « immigrationniste », s’en servirait « activement » contre les peuples fondateurs et substrats de ce territoire hexagonal. L’immigration telle que laissée, sans contrôle sérieux ni organisation, je l’estimai être utilisée en l’état, « passivement ».

Tous ces migrants ne se sont jamais intéressés, préoccupés, que connaissent-ils de Breizh, d’Euzkadi, de la Picardie, des Pays d’Oc et d’Oïl, de l’Alsace et de la Lorraine, de la Flandre et de l’Auvergne, de Savoie de Saintonge ou de Guyenne, de l’Anjou et de la Bourgogne etc ! Que savent-ils de nous pour ce que nous étions et sommes encore !

Beaucoup à dire et à écrire encore, oui beaucoup, alors je m’arrête là ! Mais ça peut se faire !

Mais : Qui êtes-vous, vous qui allez rencontrer le ministre de l’intérieur Darmanin, peut-être le « chef » de l’état, peut-être ses éminences grises de la haute fonction publique, qu’allez-vous leur demander, leur dire de fort ? Comment avec quelle énergie et quels mots lui direz-vous au ministre de l’intérieur, lui parlerez-vous de nos droits et de nos exigences ?

Que nous n’abandonnerons pas ?


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