20 octobre 2011
Si des élections avaient lieu en Belgique, le parti flamand majoritaire, conduit par Bart De Wever, étendrait son pourcentage de vote. Huit partis se sont mis d'accord pour augmenter le caractère fédéral de la Belgique.
Les accords sur la réforme de l'État belge, auxquels on est parvenu pendant le mois de septembre et qui ont fini par aboutir à un pacte global la semaine dernière, n'affectent pas du tout, même pas d'un iota, la popularité du principal parti flamand, les indépendantistes de la Nouvelle Alliance Flamande (N-VA, selon le sigle en néerlandais). Exclu du pacte final, le parti de De Wever gagnerait à nouveau les élections, et augmentait.
Une enquête faite pendant les deux dernières semaines de septembre (par conséquent, pendant que les francophones annonçaient les accords entre les quatre partis flamands et les quatre partis wallons pour la réforme fédérale de la Belgique) montre que le N-VA obtiendrait 35 % des votes en Flandres si les élections étaient avancées. Cela correspond à sept points de plus que le résultat obtenu l'année dernière. Les démocrates-chrétiens se maintiennent en deuxième position et amélioreraient leurs résultats en pourcentage en se situant à 19 % des intentions de vote. Les libéraux et l'extrême droite (Vlaams Belang) seraient en baisse.
La réforme de la Belgique, explique Nationalia, prévoit notamment que les régions (Flandres, Wallonie et Bruxelles) disposent de plus d'autonomie financière, que le district électoral mixte de Bruxelles-Halle-Vilvoorde soit divisé et que les régions puissent convoquer des consultations populaires. Trop peu pour les indépendantistes, qui comptaient aboutir pour la Belgique à un modèle confédéral comme étape préalable à la pleine indépendance de la Flandres. Pour De Wever, l'amélioration de la situation économique de la Flandre sera très inférieure à ce que les quatre partis flamands qui ont signé l'accord proclament. Globalement, le dirigeant indépendantiste croit que le pacte est «mauvais».
Il faudra voir si, à partir de l'application des accords, la N-VA consolide sa base électorale lors des prochaines élections fédérales, prévues en principe en 2014. Difficile de le prédire, même si cette réforme de l'État devient effective car, depuis 1970, il y en a eu six à se succéder. C'est-à-dire, que tous les sept ans l'architecture étatique a été modifiée en Belgique.
Article traduit du catalan : MónDivers.cat est partenaire d'Eurominority.eu
Source : (voir le site)
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