Alain Le Nost peint, avec vigueur, l'âme bretonne

Chronique publié le 9/09/19 13:43 dans Culture par Gérard Simon pour Culture et Celtie

Nous, qui, depuis des années, au travers de Culture et celtie, l’e-MAGazine, tentons de vous faire partager, sur nos pages en ligne, quelques-unes de nos intenses émotions culturelles émanant de cette Bretagne de caractère que nous aimons tant, notamment dans le registre pictural, nous souhaitons, par cette présente chronique, vous présenter un remarquable artiste peintre que nous avons « rencontré » au fil de nos navigations par le biais d'une toile… celle du net !
Un effet de choc « numérique » ?...
« Ah non ! C’est un peu court, jeune homme ! », Dirait un Cyrano bretteur, devenu polémiste internaute…
Eh bien si !
Certes, il nous manque la texture de la matière, les délicieuses et discrètes volutes d’une huileuse senteur, la variation de la lumière lorsque que l’on oscille, très légèrement d’un pied à l’autre, devant l’œuvre, physiquement exposée, pour mieux encore, la percevoir, la vivre, mais croyez-nous, l’intensité de captation visuelle est, dans ce présent contexte, parfaitement, réelle, même sur les pixels de votre écran.

Faut-il que l’expression picturale de l’artiste soit puissante, viscérale et sincère, ce qui est, pleinement, le cas pour le travail de ce peintre breton qui est un authentique passeur de l’âme armoricaine, nous avons nommé… Alain LE NOST !
Le trait est vigoureux, les couleurs sont vives, les contrastes marqués, la lumière savamment appréhendée, le dessin, suffisamment esquissé pour qu’il porte à vos yeux le mouvement ou l’expression d’un visage, d'un paysage, buriné par le temps et les bourrasques corrosives de l’ouest maritime ou creusé par la rudesse des labeurs champêtres de la Bretagne intérieure.

Il est temps de vous présenter celui qui, joignant une longue pratique du métier au talent originel, peint, sans aucun artifice, sa vision intérieure et ses états d’âme.

Alain LE NOST est né en décembre 1934, à Guingamp.
Cette actuelle « Petite Cité de caractère » apparentée au Trégor, à la Bretagne bretonnante et au Pays de Penthièvre, était, à cette époque, située dans le département dénommé, jusqu’en 1990, Côtes du Nord, avant de devenir, plus représentatives et gratifiantes… Côtes d’Armor !
Alain LE NOST est le fruit de deux familles bretonnes originaires du Trégor et de l'Argoat.

Ayant toujours aimé le dessin et la couleur, c’est sa mère, pratiquante de l’aquarelle, qui lui offre sa première boîte de couleurs à huile.

En 1952, à l’âge de 17 ans, Il commence à peindre ses premières toiles. Il rencontre Armand DROUANT (1898 - 1978), personnalité des arts mondialement connue et propriétaire d'une des plus célèbres galeries de Paris.
C'est le début de sa vocation d'artiste et de sa formation de peintre.

En 1954, sur ses conseils, Alain LE NOST séjourne à l'Académie de la Grande Chaumière (Atelier Yves BRAYER).

En 1959, le jeune artiste est exilé à Paris, où, jusqu’alors il végète… comme tous les artistes qui débutent.
Ce séjour dans la capitale a duré une année et, sur ses toiles, cette difficile période s’est traduite par une ambiance plus sombre.
Il fréquente, alors, l'Académie de la Section d'Or (Atelier SOUVERBIE).
Mais 1959 se révèle, aussi, être l’année de son envol artistique, ceci grâce à une première exposition réalisée à la Maison de la Bretagne, à Paris, sous l'égide de son ami, le poète breton GLENMOR.
A cette occasion, GLENMOR, « L’éveilleur qui a rendu sa dignité à la Bretagne », comme le qualifiera le peintre, présente, ainsi, ce jeune artiste, en qui il croit :

« Dans les portraits où se reconnaît, en un seul contact, l'âme bretonne, il demeure grâce à sa fougue naturelle le peintre des sentiments mystiques propres à sa race... un art qui frappe surtout par son universalité et sa transcendance. Le dialogue s'établit subitement, sans effort. »

En 1964 Alain LE NOST se fixe à Paimpol et expose avec le Musée de la Mer, quatre années durant, avant, qu’en 1970, il implante son atelier-galerie. C’est le premier atelier d'artiste ouvert au public, dans cette ville.

En 1989, il crée l'appellation « Peinture EssentiaIiste™ », lors d'une exposition à Zürich, en Suisse, et dépose cette marque internationale.

Ses sources d'inspirations sont variées. L’artiste est, avant tout, chantre de sa Bretagne natale, sur laquelle son regard se renouvelle, sans cesse, mais ses thèmes sont, aussi, universels.
C’est ainsi qu’il peint les fonds marins, I'0uest Américain, I ‘Espagne, la Grèce, Venise...

Pour notre part, nous avons été, immédiatement, interpellés, touchés, captés, par l’ensemble de son travail et, particulièrement, par ses tableaux, « Marine à Pleubian », « Contre jour à Merléac », « Champ de colza à Merléac », « Régate par temps calme », « Couple de danseurs bretons », et, au-delà de notre péninsule qui regarde la mer, par « Moulins à Campo de Criptana », en Espagne et « Santorin », cette volcanique île des Cyclades, de la mer Égée.
Certes, cette énumération est bien trop restrictive. Nombre d’autres travaux où l’artiste s’exprime en « peignant l’âme plus que le contour des choses », vont, vous allez le constater par vous-mêmes, retenir votre attention, saisir votre regard et votre cœur.

Nous vous invitons, vivement, à parcourir les galeries présentées en ligne qui s’articulent, notamment, autour des thèmes suivants : La Bretagne maritime, la Bretagne intérieure, la Bretagne sous la neige, les voiliers, les gens de mer, les costumes traditionnels bretons…

Ne passez pas à côté de la galerie des Arbres avec « La forêt bretonne - 1997 » (H. 73 x L. 92 cm), « L'arbre bleu » (H. 60 x L. 60 cm), « Arbre en automne » (H. 38 x L. 46 cm), « Arbres à Toul Goulic » (H. 50 x L. 50 cm.
Vous y retrouverez des ambiances forestières intimes, avec des lumières qui vous invitent, littéralement, à cheminer dans la toile, vers l’orée d’un bois ou en direction d’un petit village où les blancs murs des maisons hurlent de clarté, surexposés, au soleil. Quel magnifique contraste avec la sombre ambiance du sous-bois !
Dans des compositions parfaitement équilibrées, Alain LE NOST décline, ici, à cette plante majeure, une majestueuse ode de formes et de couleurs. On y voit des peintures devenir vitrail, tant la lumière est travaillée.
Une richesse émotionnelle émane de ces « portraits ».
Comme nous vous le mentionnons plus haut, l’artiste peint sa vision intérieure, son état d’âme du moment. Il y a autant de mélancolie que d’espoir, autant de détermination que de poétique errance. Le trait est ferme, la couleur est plus subtile que ne laissent croire ses apparentes structures fondamentales…

Les galeries consacrées à l’Ouest Américain, à la Grèce, à l’Espagne, à Venise, vous le verrez, ne semblent que porter le regard du légendaire itinérant qu’est, au travers des siècles, le breton, lorsqu’il va vers d’autres spécifiques, endémiques formes et lumières, tout en conservant l’enracinement artistique du « Celte voyageur » qu’est, sans nul doute, Alain LE NOST.

Le style d’Alain LE NOST traduit, véhicule, parfaitement, l’identité, la lumière, les paysages et visages qui « font » la Bretagne avec son caractère affirmé, ses francs contrastes, ses rudesses, mais aussi, sa sincérité, disponibilité et générosité.

Pour l’ensemble de son œuvre, ses traits et lumières sont plus proches de l’école hollandaise que française ou italienne.

Indiscutablement, Alain LE NOST a la Bretagne dans le cœur, dans les tripes, et nous la fait vivre pleinement, avec toute sa conviction, sa persuasion artistique, au travers de sa touche très gestuelle, de la solide « architecture » de ses toiles, des couleurs vives et fondamentales qu’il emploie, des courbes et contre-courbes paraissant révéler ses origines celtes.
Au travers de son abondante œuvre, nous ressentons la très forte et sincère personnalité, bien bretonne, nous allions dire… de l’auteur, tellement Alain LE NOST semble écrire avec ses pinceaux de bien belles et authentiques pages dont le principal héros est la Bretagne.

Allant au-delà des maîtres fondements de l’impressionnisme, ne se contentant pas de transcrire, mais de, véritablement, créer en puisant dans son fertile imaginaire et les profondeurs du « geste intérieur », Alain LE NOST nous propose une peinture Bretonne enracinée, mais quasi prospective, en tous cas, parfaitement inscrite dans son temps. Regardez, parmi tant d’autres exemples, sa galerie consacrée aux « Natures mortes » !

« Vivre pour peindre et peindre pour vivre », se révèle être la constante devise d’Alain LE NOST.
Mais si l’acception de ces termes peut, stricto sensu, faire écho au temps où, à l’orée de ce qui allait devenir un très beau parcours de plus de soixante ans, le jeune artiste vivait sous le seuil de pauvreté, conjuguant cet abyssal désir de peindre et ses vitales préoccupations, à présent, il faut, uniquement, en retenir, et ce n’est que justice, l’intacte et puissante pulsion artistique, reliée à un fondamental objectif philosophique existentiel.

Nous sommes, particulièrement, heureux de vous inviter à connaître d’avantage, encore, ce peintre breton convaincu et convainquant qui a exposé, un peu partout, en France et dans le monde : à l'Orangerie du Luxembourg, à Munich, Genève, Zurich… en ayant été l’invité d'honneur de multiples galeries ou salons.

Les œuvres de cet authentique peintre sont cotées depuis vingt-cinq ans et Alain LE NOST a reçu une dizaine de prix. Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées : à Ploubazlanec en 1989, à Trévarez en 1992, au Musée de la Mer à Paimpol en 2002, à Lannion en 2006 et à Saint-Pol-de-Léon en 2013.

Après cette « entrée en matière » que, par cet article, nous vous proposons, nous sommes convaincus que vos pas, nos pas se dirigeront, inexorablement, vers son convivial atelier, sis dans sa maison de Ploubazlanec, où l’artiste expose ses œuvres, tout en évoluant au milieu de ses toiles en cours de réalisation.

Dans un tout premier temps, conformément, à nos vives sollicitations exprimées au cours de cette chronique, n’hésitez pas, tout comme nous, à vous rendre sur les pages en ligne consacrées à Alain LE NOST. Cette démarche n’est pas plus dénuée de sens que celle de lire nos « papiers numériques » dédiés à la musique, d’écouter, en ligne, quelques extraits sonores, avant d’acheter le disque… et d’aller voir l’artiste en concert !

Merci, Monsieur Alain LE NOST, d’avoir accepté de figurer sur les pages de Culture et celtie, l’e-MAGazine et merci pour votre magnifique et contemporaine symphonie de traits et de couleurs vouée à la Bretagne que vous avez, indéniablement, dans le cœur… et à cet ailleurs… vu par un viscéral breton !

N’affirmez-vous pas : « Si j’ai voulu être peintre, c’est pour me battre pour la Bretagne ! »

Mersi bras ! A galon,

Gérard SIMON

D'autres toiles d'Alain LE NOST sur Culture et celtie, l'e-MAGazine : Voir le site Voir le site

Illustration sonore de la page, choisie par Alain LE NOST :
Didier SQUIBAN « Talarmor » extrait du coffret "One for..." - Volume 2 : "One for Louka" - Acte II - Plage 4 (Tournée des chapelles).
Extrait de 01:07.
Site officiel de Didier SQUIBAN : Voir le site Voir le site

_________________
Alain LE NOST
23 r Croas Zellour
22620 PLOUBAZLANEC
Tél : 02 96 20 58 46
Contact : alenost [at] aol.com
La page ARTactif d'Alain LE NOST : Voir la page Voir le site

"ESPACE le nost" - Atelier de création et Collection
Présentation évolutive d’oeuvres récentes et du parcours de l’artiste.
Expositions renouvelées toute l’année.
? Nouvel espace de plain-pied de 140 m² de salles ouvertes sur un jardin paysager, face à la mer.
? Visite libre et accueil convivial.

© Culture et Celtie ■


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