A Pleyber-Christ, le bien vivre est durable !

Communiqué de presse publié le 13/03/19 11:05 dans Environnement par Aude Messager pour ROND VERT

TLPA

La construction de cinq maisons individuelles passives “100% Pleyber”, en plein cœur vivant de Pleyber-Christ, dans les parcelles restantes de l’écoquartier Guével met un point d’orgue à la démarche de revitalisation d’un bourg finistérien à taille humaine, d’un peu plus de 3000 habitants, prêt à attirer de nouveaux propriétaires.

Ce projet, inattendu en secteur rural, parachève la mutation d’une friche d’un hectare – la friche Guével – et s’inscrit dans un modèle attractif de développement territorial où le dynamisme économique et la préoccupation environnementale s’harmonisent et se complètent pour réinventer un “bon vivre ensemble”. Une manière de valoriser les atouts d’une France dite périphérique mais qui est en vérité centrale dans notre idée du bien vivre.

Entreprise voilà 10 ans, la mutation de l’ancienne entreprise des vins Guével de Pleyber-Christ a abouti, au fil des années, à la livraison de plusieurs programmes mixant maisons individuelles, logements collectifs et commerces en rez-de-chaussée, garants de vitalité : une opération d’envergure ambitieuse à l’échelle d’une “petite” commune, située à 10 minutes de Morlaix.

Pleyber-Christ a cette particularité historique peu banale d’avoir su inverser la pente du déclin démographique dû à l’exode rural. Depuis plus de 50 ans, elle maintient une population dont le solde naturel actuel est positif : les naissances l’emportent sur les décès. Dans ce bourg en bordure de l’axe historique reliant Brest à Morlaix, aux portes du Parc naturel des Monts d’Arrée, l’équipe municipale conduite par l’actuel maire Thierry Piriou (par ailleurs président de Morlaix Communauté) entend faire fructifier cette résilience manifestée dans la vigueur du tissu associatif ainsi que par un fort lien social.

Destiné à pérenniser cette dynamique et attirer des jeunes ménages actifs, au cœur du bourg (en limitant le “mitage” péri-urbain des terres agricoles), la dernière phase de l’Ecoquartier 100% Pleyber est née d’une démarche d’intelligence collective innovante, elle même 100 % made in Pleyber. Elle a mobilisé les élus, l’architecte-urbaniste Tristan La Prairie (atelier TLPA) et une entreprise pleyberienne de construction. Objectif : un projet sur mesure prolongeant l’ambition écologique et exprimant l’ancrage territorial propre à la commune de Pleyber-Christ, un projet évolutif, raisonnable, écologique.

Ce sont cinq maisons passives qui sont proposées. Elles bénéficient chacune de 250 à 300 m2 de terrain en plein cœur de bourg avec un maximum d’ensoleillement. Leur coût a été pré-chiffré par les artisans offrant une garantie pour une maison qui reste sur mesure : de 130 000 à 150 000 euros, du T3 au T4 (avec combles aménageables permettant une extension de 20 m²). La construction fait appel au bois avec ossatures, bardages, cloisons et dalles de provenance locale. L’isolation, d’ori¬gine végétale, est produite à Morlaix par une unité de fabrication de ouate de cellulose, un isolant thermique et acoustique performant pour l’habitat, constitué à 90% de papier journal.
Les menuiseries sont en triple vitrage et mixtes bois/aluminium. Tous les ar-tisans impliqués sont implantés à Pleyber-Christ ou à proximité. C’est une mise en œuvre 100 % locale, minimisant l’empreinte environnementale tout en développant l’activité économique du territoire, qui est donc proposée.

Une maison à performance passive. Un système de ventilation à double flux, l’apport de lumière naturelle, l’isolation de l’enveloppe autorisent une économie substantielle de chauffage d’appoint avec un facture de l’ordre d’une centaine d’euros contre 1600 en moyenne pour des constructions conventionnelles équivalentes.

Au-delà de l’argument environnemental, Pleyber mobilise le notaire et une banque locale s’engageant à étudier le dossier de financement des futurs acquéreurs. L’architecte Tristan La Prairie sera à l’écoute des acquéreurs, il veillera à la cohérence des constructions, conseillera et validera également l’implantation de la maison. La commune offre pour sa part le terrain contre un euro symbolique.

Un ancien dicton breton affirme que « la Sagesse habite à Pleyber ». Ce qui n’exclut pas l’initiative et l’audace. La commune dispose de deux réseaux de chaleur alimentés par des chaudières bois, le bois provient du bocage local et des plantations de saules. Elle est zéro phyto (sanitaire), garantie sans glyphosate, ses cantines scolaires anti-gaspillage et des panneaux photovoltaïques alimentent l’école. A Pleyber aujourd’hui, l’Avenir durable cohabite donc avec la Sagesse des anciens ! ■


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